Rybakina entre dans l’histoire aux WTA Finals Riyad 2025

Les Finales de la WTA à Riyad se sont achevées en apothéose, clôturant l’une des saisons de tennis les plus intenses et les plus commentées de ces dernières années. Du 1er au 8 novembre, les huit meilleures joueuses en simple et les meilleures équipes de double de la planète se sont affrontées sous les lumières éclatantes et l’ambiance électrisante de la King Saud University Arena, sous les yeux du monde entier. Au terme d’une semaine exceptionnelle, Elena Rybakina a signé une véritable consécration : un onzième (!!) succès consécutif et une victoire éclatante face à la numéro un mondiale Aryna Sabalenka, qui n’a pu que s’incliner avec humour : « Tu m’as littéralement éliminé du court. » Rybakina repart avec le prestigieux trophée Billie Jean King et un chèque de 5,23 millions de dollars (3,97 M£ / 4,52 M€). En double, Veronika Kudermetova et la Belge Elise Mertens ont soulevé le trophée Martina Navratilova, partageant un prix de 1,07 million de dollars (813 000 £ / 925 000 €) — leur deuxième sacre commun en quatre ans. 

Le concept 

Les Finales WTA constituent le rendez-vous ultime de la saison pour le tennis féminin. Seules les huit meilleures joueuses de simple et les huit meilleures équipes de double, selon les résultats accumulés tout au long de l’année, y participent. Le tournoi se dispute sous un format de round-robin, où chacune affronte toutes les autres joueuses de son groupe. Contrairement aux tournois à élimination directe, personne n’est écarté prématurément : toutes bénéficient d’un temps de jeu équitable. Les deux meilleures de chaque groupe accèdent ensuite aux demi-finales, puis à la grande finale tant attendue. 

Chaque victoire en phase de groupe rapporte 200 points WTA, auxquels s’ajoutent 400 points pour une demi-finale gagnée et 500 points pour le titre. Une championne invaincue peut ainsi engranger jusqu’à 1 500 points. Cette édition 2025 s’est également distinguée par des dotations records, symbolisant les efforts constants de la WTA pour promouvoir l’égalité salariale et renforcer la visibilité mondiale du tennis féminin. En somme, triompher ici, c’est conclure une saison exceptionnelle — et s’imposer comme la joueuse à battre. 

Coup de foudre sur le court 

Dès le premier jour, chaque match de la phase de groupes avait des allures de finale — des échanges interminables, des duels de puissance et cette détermination farouche qui éclate au grand jour à la fin d’une longue saison. En simple, Aryna Sabalenka, Iga Świątek, Coco Gauff, Elena Rybakina, Jessica Pegula, Amanda Anisimova, Madison Keys et Jasmine Paolini composaient l’un des plateaux les plus relevés et imprévisibles de ces dernières années. Aucun match facile, aucun résultat écrit d’avance.  

Arrivées aux demi-finales, le 7 novembre, la tenante du titre Coco Gauff avait déjà quitté la course, balayée par la machine de guerre biélorusse Aryna Sabalenka. La Biélorusse a facilement battu une autre joueuse américaine, Amanda Anisimova, pour se qualifier pour la finale contre Elena Rybakina. De son côté, la Kazakhe Elena Rybakina, sixième mondiale, a poursuivi son incroyable série de dix victoires consécutives, battant Jessica Pegula pour rejoindre Sabalenka en finale. Et même si Rybakina partait favorite après une saison étincelante, assister à sa victoire nette et sans bavure sur la numéro un mondiale fut un véritable spectacle : 6-3, 7-6(0). 

Côté double, la surprise fut de taille : la paire tête de série Katerina Siniakova (République tchèque) et Taylor Townsend (États-Unis) s’est inclinée face au duo Veronika Kudermetova (Russie) – Elise Mertens (Belgique). Ces dernières ont ensuite affronté Tímea Babos (Hongrie) et Luisa Stefani (Brésil). Kudermetova et Mertens ont ravivé la flamme de leur triomphe aux Finales WTA 2022 et ont conclu en beauté, s’imposant 7-6(4), 6-1 pour décrocher le titre. 

Et maintenant ? 

Cette deuxième édition à Riyad a confirmé le rôle croissant de l’Arabie saoudite dans la conversation mondiale sur le sport. Le partenariat avec la Women’s Tennis Association (WTA) a une fois de plus permis d’amener l’un des tournois les plus prestigieux du tennis vers un nouveau public, tout en mettant à l’honneur le sport féminin dans un Royaume où l’excellence des femmes et la pratique sportive sont désormais au cœur de la vie quotidienne. 

Après un Six Kings Slam palpitant le mois dernier et le couronnement d’une nouvelle reine lors des Finales WTA 2025, le calendrier tennistique revient en Arabie saoudite le mois prochain pour les Finales ATP Next Gen à Djeddah, où s’affronteront les 20 meilleurs joueurs mondiaux de moins de 20 ans en simple messieurs. Et ce n’est pas tout : Riyad deviendra officiellement en 2028 la première nouvelle ville hôte d’un tournoi ATP Masters 1000 depuis 1990, rejoignant ainsi le cercle prestigieux d’Indian Wells, Miami, Monte-Carlo, Madrid, Rome, Toronto, Montréal, Cincinnati, Shanghai et Paris. La capitale saoudienne a devancé Dubaï, Doha, Abou Dhabi et l’Australie pour décrocher ces droits d’accueil — un signal fort de son ambition de s’imposer comme une place incontournable du tennis mondial.